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Une installation multizone réussie commence par un plan du jardin, pas par l'application. Identifiez chaque surface engazonnée, les passages, les marches, les pentes, les bordures et les zones dangereuses. Vérifiez ensuite que le robot peut physiquement rejoindre chaque zone et que son système de navigation y reste opérationnel. Une capacité de 1 000 m² ne sert à rien si un corridor trop étroit bloque l'accès à la moitié de la pelouse.

1. Dessiner les zones et mesurer les passages

Robot tondeuse vu de dessus sur une pelouse

Relevez la surface de chaque pelouse et la largeur du chemin qui les relie. Mesurez aussi les virages, car un couloir de 60 cm peut devenir impraticable si le robot doit tourner à angle droit. Notez les changements de sol, les bordures surélevées, les racines et les pentes latérales.

Les valeurs fabricants sont des minima : le MOVA ViAX 500 et le LiDAX Ultra 800 annoncent 60 cm, le Yuka Mini 2 800 LiDAR 55 cm selon Amazon et l'ECOVACS O600 RTK 70 cm. Gardez une marge pour la végétation et les imprécisions de cartographie.

2. Choisir l'emplacement de la station

La station doit être stable, alimentée et accessible. Respectez les dégagements de la notice devant et autour de la base. Pour un système RTK, la station de référence doit bénéficier de la visibilité du ciel demandée par le fabricant. Pour un RTK Cloud, contrôlez la couverture réseau à la station. Pour un LiDAR, évitez de placer la base dans un recoin qui empêche le robot de se repérer au départ.

3. Créer la carte sans brûler les étapes

Tondez ou dégagez d'abord les bordures afin que les limites soient visibles. Cartographiez une zone à la fois, puis vérifiez son contour dans l'application. Ajoutez ensuite les couloirs et les zones interdites. Ne laissez jamais une simple limite virtuelle assurer seule la protection d'une piscine, d'un escalier ou d'une chute si la notice impose une barrière physique.

Le Dreame A1 Pro gère deux cartes indépendantes, ce qui convient à un jardin avant et arrière sans liaison praticable, à condition d'accepter de transporter le robot. Lire notre analyse du Dreame A1 Pro.

4. Tester chaque liaison séparément

Demandez d'abord au robot de rejoindre une zone sans lancer une tonte complète. Observez les virages, les bordures, la réception et le retour à la base. Faites le test dans plusieurs conditions de lumière si la navigation utilise des caméras. Un passage fonctionnel à midi peut devenir moins lisible sous une forte ombre.

Le MOVA LiDAX Ultra 800 gère deux cartes et utilise un LiDAR local. Il peut être pertinent pour des zones ombragées, mais les deux cartes ne remplacent pas une liaison physique. Lire notre analyse du MOVA LiDAX Ultra 800.

5. Régler un planning réaliste

Répartissez le temps de tonte selon la surface et la pousse de chaque zone. Évitez de programmer toutes les zones le même jour si plusieurs recharges sont nécessaires. Privilégiez la journée pour réduire le risque pour les hérissons. Contrôlez les premières tontes et ajustez les zones interdites au lieu de laisser le robot répéter un blocage.

Liste de contrôle

  • passages mesurés avec marge ;
  • station stable et correctement connectée ;
  • carte contrôlée visuellement ;
  • piscines et ruptures de niveau sécurisées ;
  • test de chaque corridor et retour à la base ;
  • planning diurne adapté à la pousse ;
  • objets, tuyaux et branches retirés avant la tonte.

En résumé

Un jardin multizone se prépare en mesurant les liaisons, en choisissant une station adaptée à la navigation et en testant chaque trajet. Les cartes multiples facilitent l'organisation mais ne suppriment ni les obstacles ni le besoin de transporter le robot entre deux pelouses isolées.

Pour comparer les modèles : notre comparatif des robots tondeuses.